histoire sommaire du café-école
Constantin Fotinas a nommé son laboratoire «Café-École». Il l’a appelé «Café» parce qu’il voulait qu’il ait la manière détendue et agréable de transmission du savoir qu’il avait observée lorsqu’il buvait du café dans la cafétéria de l’université avec ses étudiants. Les étudiants n’étaient pas stressés par le cours, mais étaient détendus et discutaient librement avec leur professeur, ce qui ne se passait pas dans l’amphithéâtre. Et il l’a appelé École, car c’est un lieu d’apprentissage. Mais cette fois, la matière d’enseignement est nous-même. Il a alors remplacé les tables et les chaises par des coussins posés sur une moquette et a installé une cafetière, et c'est ainsi qu’il a renversé l’image traditionnelle de la classe. Puis il se tenait à la porte et embrassait ses étudiants, car il croyait que, si les canaux de l’amour ne sont pas ouverts, le savoir ne peut circuler ni vers ses étudiants ni vers lui. D’autres fois, il plaçait une poubelle à la porte, près de lui et, en disant au revoir à ses étudiants, il les incitait à y jeter toutes leurs notes. Si quelque chose d’important avait été dit, il devait déjà être inscrit en eux-mêmes.
Puisque l’amour était et est une condition importante pour le fonctionnement du Café-École, il a consacré la marguerite comme le symbole du laboratoire, qui «lorsque tu lui demandes correctement, elle te répond toujours qu’elle t’aime», nous disait-il.
L’histoire du Café-École a continué à Montréal, Québec, Canada, de 1969 à 2000. En 1979, Constantin Fotinas a fondé à Athènes l’unique Café-École «de quartier», où il enseignait les mêmes matières qu’il enseignait à l’université, mais cette fois en s’adressant à tous ceux qui étaient intéressés, indépendamment de leur âge et de leur niveau d’études.
Son premier emplacement a été à Paléo Faliro. Puis, rue Serifou, à Patissia. Après le grand tremblement de terre de 1981, il s’est déplacé d’une maison à l’autre. Plus tard, une section a fonctionné à Papagos et une autre sur la rue Patission avec des annexes sur la rue Agias Zonis (Kypseli). La section de Papagos a déménagé à Glyfada et a fonctionné jusqu’à 1992. En même temps, deux écoles maternelles ont fonctionné selon la méthode Café-École: «Miel et lait» à Chalandri et «Notre école» à Glyfada.
La section de Patission fonctionne jusqu’à maintenant à la même adresse.
Au cours de ces 30 ans, plus de 20 000 personnes sont passées par le Café-École : enseignants, parents, infirmiers, travailleurs sociaux, avocats et, en général, des gens de tout métier, âge et horizon. Certains sont sortis de l’impasse où ils se trouvaient quand ils se sont approchés de nous; d’autres ont trouvé le but de leur vie, alors que d’autres ont changé ce qu’ils voulaient changer en eux-mêmes et dans leur vie; et enfin, d’autres ont trouvé le Soi, et dès lors les événements de leur vie leur ont paru «magiques» et faciles.
Simultanément au travail personnel que nous, les facilitateurs, faisions avec les participants, nous constituions tous ensemble un laboratoire de recherche. Constantin Fotinas, en tant que scientifique, essayait d’abord sur lui-même chaque nouvel «outil» dont il s’inspirait. Puis il le vérifiait avec ses proches et l’appliquait ensuite dans son laboratoire de recherche de l’Université de Montréal et de Grèce. Chaque personne, chaque fait, chaque occasion était pour lui un laboratoire vivant. Nous avons vécu avec lui un laboratoire de vie permanent à travers des groupes, des séminaires, des marathons et des soirées de dialogues.
Pendant 30 ans, des «facilitateurs» ont été formés – c'est-à-dire des personnes qui ont demandé à apprendre la méthode, en théorie et en pratique, afin de l’appliquer au Café-École ou dans leur milieu de travail. Nous avons été particulièrement émus par la demande des médecins et des infirmières de l’hôpital de Lamia où, pendant quelques étés, Constantin Fotinas a fait son hémodialyse. Et aussi par les invitations de parents d’écoles publiques et privées, de différents niveaux d’enseignement, pour des laboratoires ayant pour but d’établir des relations harmonieuses avec leurs enfants. Mais la plus impressionnante demande est venue de quelques enfants, dont les parents avaient assisté à des ateliers ou à des séminaires, qui souhaitaient participer eux aussi à un séminaire. Et c’est ainsi que le fonctionnement des séminaires pour des enfants de 6-12 ans a commencé.
D’ailleurs, en dehors des séminaires fondamentaux, tous les autres séminaires répondent à des besoins exprimés par les participants.
Depuis 1979, le Café-École a fonctionné là où il a été appelé par des organismes publics et privés. En Grèce, mentionnons, à titre indicatif : Soufli, Salamine, Arta, Xylocastro, Thessalonique, Arachova, Patras, Calamata, Larissa. Se sont également ajoutées Chypre et, depuis l’été dernier, la France.
Les «Éditions Café-École» ont commencé en 1981 avec L’adolescent amoureux de Constantin Fotinas et les Parents Monstres de Maria Fotinas. Une série d’éditions et de rééditions a suivi, surtout des textes de Constantin Fotinas (mais aussi des livres de Maria Fotinas et de collaborateurs) qui élargissent nos horizons à tous les niveaux, matériel et spirituel. Ces livres expriment des vérités intemporelles; d’autres proviennent de conférences, de séminaires et des soirées de dialogues.
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